Page 10 - C'est la Faute aux Oiseaux
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Une vie bien remplie




        13 janvier 1914 : naissance à la Genaudière en pays Angevin.

        2 septembre 1931 : il est lâché sur le Morane-Saulnier 35 F-AIJG de l’Aé-
        ro-club d’Oranie, breveté pilote à 18 ans le 22 janvier 1932, il commence sa
        carrière aéronautique comme moniteur du Club aéronautique de l’Oranie en
        novembre en remplacement d’Albert Monville.
        14 mai 1932 : il convoie le Caudron Luciole F-ALUT Mektoub, de Fernand

        Durandeux, premier avion basé à Mascara.
        Juillet 1932 : il devient chef-pilote de l’Aéro-club de Mostaganem.
        Février 1933 : il devient chef-pilote du Club aéronautique de l’Oranie, le 26
        mars, il ramène de métropole un Caudron Luciole après un voyage mouvemen-
        té et une panne moteur avec changement d’hélice entre Valence et Alicante.
        13 octobre 1933 : il arrive à Mascara avec son avion personnel, le Caudron

        Phalène F-AMMS. Il  débute de la prospection vélivole au Djebel-Khallel
        et il devient chef-pilote de l’Aéro-club de Mascara.
        4 mai 1934 : accompagné de Pierre Lebloaz et Eugène Comard, il décolle
        pour le tour de la Méditerranée. 4 360 km en 25 heures de vol avec le Caudron
        Phalène F-AMMS.

        3 mai 1935 : départ pour le service militaire. Il reviendra avec les brevets de
        pilote militaire, pilote de transport public et navigateur.
        Septembre 1939 : il est appelé au convoyage d’avions réquisitionnés ou
        sortant des parcs. Puis, de nouveau moniteur, il forme des dizaines d’élèves
        à Lartigue et au GIC de La Sénia. Il dirige ensuite le Centre de vol à voile
        du Djebel-Kallel. Il organise les premiers camps de vacances aéronautiques
        et il institue des cours camouflés au profit des militaires libérés et des futurs
        mobilisables. En 1943,  remobilisé, il est moniteur à l’Escadron d’entraîne-
        ment de Marrakech.

        22 février 1946 : lors du congrès de la Fédération aéronautique nord-africaine (FAéNA) il en devient le secrétaire
        général adjoint et, en avril 1946, après avoir passé plus de quatre années sous les drapeaux, en trois périodes, il
        relance l’activité de l’Aéro-club de Mascara qu’il préside et il relance le Centre du Djebel-Kallel.
         er
        1  janvier 1948 : il crée l’Aérocoordination interclub qui rassemble les aéro-clubs de Mascara, Saïda, Tiaret,
        Géryville et Kenadza pour faciliter l’utilisation commune des avions et des moniteurs.

        16 mars 1959 : Il devient directeur de la Fédération nationale aéronautique (FNA). Parmi ses nombreuses acti-
        vités : Les combats pour les vols à sécurité Intégral - La Signalisation sur les aérodromes pour les vols VFR en
        Algérie - La Girouette Constantin, sorte de pilote automatique mécanico-aérodynamique sur Jodel - Les Stations
        Air-Route et la CESAR,  Compagnie d’Étude des Station Air Route, montées avec le pétrolier BP - De nombreux
        articles réguliers publiés dans le journal Les Ailes et le travail avec le Service des Bases Aériennes, des vols de
        record avec le Scintex Rubis.
        Puis le départ dramatique de Mascara. La descente aux enfers comme beaucoup de Rapatriés d’Algérie, puis la
        résurrection en Bretagne avec les ULM. Le drame de son accident de voiture ou son ami et responsable financier
        de toutes ses actions, Émile Bénadi, a trouvé la mort et ou la nuit est tombée sur beaucoup de choses.

        Daniel Robert-Bancharelle décède le 14 décembre 1991 à l’Île-aux-Moines. Il a été nommé chevalier de la Légion
        d’Honneur en 1971 et commandeur de l’Ordre du Mérite en 1985.
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